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Décès en hausse en 2026 : ce que l’Insee dit de l’été caniculaire

L’été 2026 a fait remonter le nombre de décès en France. D’après l’Insee, les décès des huit premiers mois de l’année dépassent légèrement ceux de la même période de 2025, et la hausse se concentre sur les mois de canicule.

En bref
  • Janvier à août 2026 : +0,5 % de décès par rapport à 2025.
  • Juin 2026 : +12,4 %, un mois que l’Insee qualifie d’atypique.
  • En 2025, 647 818 personnes sont décédées en France.
  • L’âge moyen au décès atteint 79,5 ans.

Que dit l’Insee sur les décès de l’été 2026 ? #

L’institut a publié le 15 octobre son bilan annuel, « Les décès en 2025 », accompagné d’un premier regard sur l’année en cours. Son constat est sans détour : sur les huit premiers mois de 2026, les décès augmentent légèrement, et l’été 2026 a été « particulièrement meurtrier ».

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Les données mensuelles publiées début octobre détaillent cette évolution. De janvier à août, le nombre de décès progresse de 0,5 % par rapport à la même période de 2025. Ce chiffre global masque un contraste marqué entre l’hiver et l’été.

Pourquoi le début d’année a-t-il été moins meurtrier ? #

L’hiver 2025 avait été marqué par une épidémie de grippe particulièrement virulente en janvier. Celle du début 2026 a été moins sévère, selon l’Insee. Les premiers mois de l’année ont donc compté moins de décès qu’un an plus tôt.

C’est l’été qui a inversé la tendance. Les décès ont augmenté à la fin du printemps et pendant l’été, une hausse que l’institut met en relation avec les différents épisodes de canicule.

Juin, un mois hors norme #

Le mois de juin 2026 se détache nettement. Les décès y ont été supérieurs de 12,4 % à ceux de juin 2025. En juillet, la hausse atteint encore 5,7 % sur un an. En août, le niveau revient à la normale, avec une progression limitée à 0,2 %.

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Comme le rappelle franceinfo, cet été a été marqué par une succession presque ininterrompue de vagues de chaleur sur la quasi-totalité de la métropole, et il s’agit de l’été le plus chaud jamais enregistré.

Une lecture prudente des chiffres

Ces données restent provisoires. Elles décrivent l’évolution du nombre de décès toutes causes confondues, sans attribuer chaque décès à la chaleur. Le lien avec la canicule relève du rapprochement statistique que fait l’Insee, et non d’un décompte des décès directement causés par les températures.

Ce que révèle le bilan de l’année 2025 #

Le bilan publié le 15 octobre porte d’abord sur l’année écoulée. En 2025, 647 818 personnes sont décédées en France, soit 1,0 % de plus qu’en 2024, une fois corrigé l’effet de l’année bissextile. L’Insee attribue cette hausse notamment à l’épidémie de grippe du début d’année.

L’institut souligne aussi une tendance de fond : l’âge moyen au décès continue de progresser. Il atteint 79,5 ans en 2025, femmes et hommes confondus, avec 76,0 ans pour les hommes et 83,0 ans pour les femmes.

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Le poids du vieillissement

Plus de neuf décès sur dix concernent des personnes de 60 ans ou plus : 90,4 % en 2025, soit 585 610 personnes. L’Insee relie cette évolution au vieillissement des générations du baby-boom et aux gains d’espérance de vie.

Ce vieillissement rend la population plus exposée aux épisodes de chaleur, puisque les personnes âgées supportent moins bien les fortes températures. La répétition des étés extrêmes devient ainsi une question démographique autant que climatique.

Une société qui doit s’adapter à la chaleur #

Ces chiffres posent une question qui dépasse la statistique : comment une société vieillissante se prépare-t-elle à des étés de plus en plus chauds ? Les réponses touchent au logement, à l’aménagement des villes, à l’organisation des services d’aide à domicile et au repérage des personnes isolées.

Les communes tiennent déjà des registres de personnes vulnérables pendant les alertes canicule. Mais un été marqué par des vagues de chaleur à répétition, comme celui de 2026, met ces dispositifs à l’épreuve sur plusieurs semaines, et non plus sur quelques jours.

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Le bilan définitif de l’année 2026 ne sera connu qu’en 2027. Les premiers chiffres disent déjà que la chaleur est devenue un facteur visible dans les courbes de mortalité.

Questions fréquentes #

Combien de personnes sont mortes en France en 2025 ?

Selon l’Insee, 647 818 personnes sont décédées en France en 2025, soit 1,0 % de plus qu’en 2024 après correction de l’effet de l’année bissextile.

Les décès augmentent-ils en 2026 ?

Légèrement : +0,5 % de janvier à août 2026 par rapport à la même période de 2025. La hausse vient surtout de juin et juillet, l’hiver ayant été moins meurtrier.

Quel est l’âge moyen au décès en France ?

Il atteint 79,5 ans en 2025, femmes et hommes confondus : 76,0 ans pour les hommes et 83,0 ans pour les femmes, d’après l’Insee.

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